14,5/20
« Accolé à une vieille maison, comme un trait d'union entre le passé et le présent, c'est un Vivier moderne les pieds dans l'eau,
face à l'île de Groix -amoureux de la nature, profitez-en pour la visiter si possible à vélo, vous en trouverez sur place,
les rochers géants masquent des vallons, la côte sauvage tout en ajoncs et en bruyères est découpée de falaises et
de criques sablonneuses-, aux chambres rénovées de frais pour profiter du ressac. La carte a des accents sincères à
pleurer, ne s'encombrant pas de ces fanfreluches bébêtes qui agacent, mais n'oubliant de personnaliser avec aplomb là où il faut.
On a encore en bouche les goûts vrais d'un gâteau de crabe à l'artichaut, d'un tartare de bar au homard, de noix de Saint-Jacques,
petite sauce aux algues, d'un ragoût de homard au kari-gosse, ce fameux curry mis au point à la fin du 19e siècle par l'apothicaire
lorientais Gosse, d'un pain perdu de rouget à la crème d'avocat, d'un bar sur sa peau au Coteaux du Layon, d'un désossé de
pigeonneau au miel et vinaigre balsamique qui n'est pourtant pas la spécialité du lieu. Les huîtres, les plateaux de fruits de mer,
royaux ou pas, le homard thermidor ou grillé, sont extras. Et le Condrieu de chez Guigal (entre autres richesses de la cave,
recomptez les tastes) leur va comme un gant. L'ananas rôti au poivre, glace créole, la mousse glacée, caramel au beurre salé,
beignet truffé chocolat, la brioche en pain perdu, caramel et pommes poêlées sont du même acabit et le tout décroche à l'aise un
deuxième point cette année. »
« Des chambres colorées et personnalisées (toutes ont vue sur mer) dans une vieille maison en pierre, avec une extension astucieuse plus moderne.
L'hôtel est au ras des flots. Dans la salle à manger panoramique, l'assiette est d'une belle fraîcheur. Service très agréable. »