Comme toutes les belles aventures ont une suite, si Pascal, chef au Vivier, a retrouvé cette ancienne recette du terroir pour le plaisir de quelques
nostalgiques, Yvon, heureux maître des lieux, compte bien garder ce délice à la carte. Un petit tour en cuisine met l'eau à la bouche du visiteur.
Mais tout d'abord, quid du kari Gosse ? Ce mélange d'épices doit son nom à un apothicaire lorientais, M. Gosse, qui eut une riche inspiration dont il déposa
le brevet. Son parfum unique né d'un mélange de piment rouge, coriandre, cumin, curcuma, gingembre, girofle, cardamone, cannelle, fenugrec est le fruit
d'une recette jalousement gardée par la fabrique d'Auray et dont on peut aujourd'hui encore acheter les petits flacons en pharmacies dépositaires.
Quant au homard, il le faut prendre vivant, le tronçonner, faire sauter. Viendront ensuite à sa place dans la poêle céleri boule et branches, fenouil,
poireau, oignon, carotte, persil coupés en brunoise pour concocter la sauce à partir d'un fumet de poisson, le tout lié au beurre manié et stratégiquement
flambé au cognac et... Mais chut ! Un secret de cuisine est sacré. La suite à la table du Vivier.